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16 applications de contrôle parental pour Android et Apple iOS

De nombreux parents régulent tout naturellement l’accès à Internet de leur enfant sur l’ordinateur. Il est étonnant que cela ne soit pas le cas sur le smartphone : en général, l’enfant a un accès total à Internet durant toute la journée – avec tous les avantages et les risques que cela présente. Les applications de contrôle parental peuvent ici se révéler utiles. AV-TEST a examiné, évalué et en partie certifié 16 protections possibles pour les appareils Android et Apple iOS.

16 applications de contrôle parental pour Android et iOS testées en laboratoire.

Test de filtrage des applications de contrôle parental : certaines des applications obtiennent de très bons résultats lors du filtrage des pages inappropriés tout en laissant passer les sites Internet normaux.

Autres fonctions de sécurité : les applications de contrôle parental ne peuvent généralement pas être désactivées ou arrêtées dans le gestionnaire des tâches.

Rapport d’activités et fichiers journaux : les applications consignent de très nombreuses opérations sur l’appareil mobile – notamment les habitudes de navigation.

Symantec Norton Family Premier : l’enfant peut consulter tout ce que les parents ont bloqué et surveillent à l’aide de l’application.

Content Watch Zift : la localisation de l’appareil et la limitation temporelle de l’accès à Internet sont deux fonctions très appréciées par les parents.

Kaspersky Safe Kids pour iOS : Safe Kids informe l’utilisateur dès que tout est installé et que l’appareil est prêt pour l’enfant.

Symantec Norton Family Premier pour iOS : une fois la fonction activée, l’appareil peut à tout moment être localisé par les parents.

Quelles sont les fonctions essentielles d’une application de contrôle parental ? Si l’on pose la question aux parents, ils se contentent souvent de hausser les épaules. En effet, la plupart des parents ne connaissent pas les possibilités techniques et n’ont donc aucune idée des caractéristiques d’une bonne application. Une application de contrôle parental devrait au minimum être fiable et interdire l’accès aux contenus inappropriés. L’évaluation des applications de protection numérique s’intéresse à ces points clés et bien plus encore. 13 applications pour les appareils Android et 3 mini-programmes pour Apple iOS ont été examinés lors du test. Ces derniers incluent les fonctions de protection internes d’Apple iOS.

Filtre de sites Internet et autres mesures de protection

Le test s’est naturellement concentré sur le filtrage des contenus en ligne. Une application de contrôle parental doit stopper tout ce qui n’est pas adapté aux enfants. À l’inverse, les sites appropriés ne doivent pas être bloqués par erreur. Les experts ont également testé les fonctions de protection supplémentaires utilisées par une application pour se protéger des enfants maîtrisant déjà les outils informatiques. Il s’agit de contrôler si une application peut facilement être déjouée ou désactivée. Du reste, les fonctions permettant de localiser l’appareil, de protéger Facebook ou de verrouiller Internet ont aussi été examinées.

La dernière partie du test s’intéresse aux fonctions de rapport d’activités des applications. Est-ce qu’elles sauvegardent un historique des pages Internet consultées, enregistrent les accès interdits ou notent les adresses Internet demandées puis bloquées ? En effet, de nombreux parents veulent savoir si la protection fonctionne correctement et ce que leurs protégés font sur Internet.

Le profil proposé pour les enfants de 7 ans a été sélectionné dans chaque application pour mieux pouvoir les comparer. Les applications de contrôle parental mettent en général 3 ou 4 profils préconfigurés à disposition.

Aperçu des 16 candidats au test

Le test incluait 13 applications pour Android, 2 applications pour iOS et l’application de contrôle parental interne d’iOS. Les logiciels protecteurs pour Android Norton Family Premier de Symantec et Zift de Content Watch se sont soumis à un test de certification détaillé. Ils ont donc dû réussir bien plus de contrôles et de filtrages que les autres applications.

Concernant iOS, les applications Safe Kids de Kaspersky Lab et Norton Family Premier de Symantec ont passé le test de certification. Les valeurs de l’application de protection interne d’iOS sont utilisées à titre comparatif.

Applications pour Android

- ARS Nova Systems, Parentsaround Parental Control
- Bitdefender, Parental Control
- Content Watch, Zift
- ESET, Parental Control
- F-Secure, Safe
- Infoweise, SecureTeen
- Kiddoware, Kids Place Parental Control, Safe Browser Parental Control
- Mobicip, Safe Browser
- Pribno, ShieldMyTeen Parental Control
- Qustodio, Parental Control
- Salfeld, Chico Browser
- Symantec, Norton Family Premier
- Trend Micro, Mobile Security

Applications pour Apple iOS
- Kaspersky Lab, Safe Kids
- Symantec, Norton Family Premier
- Apple, iOS Parental Controls (protection interne)

Un test de filtrage avec plus de 10 000 sites Internet

Lors du test, toutes les applications ont dû filtrer plus de 7 100 sites Internet avec des contenus inappropriés puis 3 500 sites avec des contenus adaptés. Une bonne application doit bloquer le plus de pages inappropriées possible lors de ce test, sans empêcher l’accès aux pages adaptées. Cette tâche n’est pas simple car si les techniques de filtrage ne sont pas assez précises, elles bloquent également de nombreuses pages normales. Cela énerve l’enfant qui ne cesse alors de demander à ses parents pourquoi elles ne sont pas accessibles. Cette situation doit être évitée.

Cependant, le test de filtrage ne fonctionne que sur la plateforme d’essai Android. Le système iOS d’Apple est si restrictif que ce test est techniquement impossible. Certes, le filtrage fonctionne mais le système ne fournit pas de données analysables.

Les applications ont dû filtrer des sites Internet des catégories suivantes :

- Pornographie
- Jeux de divertissement
- Relations et rencontres
- Échange de données illégal et partage de fichiers

Catégories supplémentaires pour le test de certification :

- Sites de shopping
- Chats et forums
- Jeux de hasard
- Drogues, alcool, tabac
- Extrémisme et racisme
- Armes, munitions, violence

Pour toutes les applications n’ayant pas participé au test de certification, les trois catégories suivantes ont été examinées en plus de la pornographie afin de permettre une comparaison directe : jeux de divertissement, relations et rencontres ainsi qu’échange de données illégal et partage de fichiers. Les experts les considèrent comme importantes car certains jeux proposent en interne aux enfants d’acheter des équipements supplémentaires au prix fort. Sur les sites de relations et rencontres, les enfants risquent une romance en ligne avec des adultes pédophiles qui se font passer pour des jeunes. Le partage des fichiers peut engager la responsabilité des parents sur les actions de leurs enfants et cela peut leur coûter cher.

Rien que dans la catégorie Pornographie, chaque application devait bloquer plus de 1 400 sites Internet. De nombreux programmes ont ici prouvé qu’ils arrivaient bien à filtrer cette catégorie. Les applications de Symantec et Trend Micro ont faire preuve d’une précision remarquable. Elles ont filtré 99,8 et 99,7 % des sites pornographiques tout en laissant passer 96,4 et 96,5 % des sites appropriés.

Les applications spécialisées en contrôle parental de Kiddoware et Mobicip ont certes atteint de forts taux de blocage, mais cela s’est fait aux dépens des sites appropriés dont elles ont bloqué plus de 20 %.

Plus de catégories pour comparer les applications

À titre comparatif, les catégories supplémentaires Jeux de divertissement, Relations et rencontres ainsi qu’Échange de données illégal et partage de fichiers ont été testées pour toutes les applications. Malgré la présence de ces catégories de filtrage, certains résultats se révèlent plutôt faibles. Les applications d’ARS Nova Systems, Kiddoware et Salfeld n’ont filtré qu’entre 9,9 et 44 % de ces pages. Les résultats de Qustodio sont également décevants. D’autres outils ne présentent même pas ces catégories. Voilà pourquoi les résultats obtenus sont grisés dans le tableau.

Fonctions de protection supplémentaires des applications

Les moteurs de recherche tels que Google, etc. font office de partenaires dans le filtrage des sites Internet. De nombreuses applications de protection permettent donc d’activer la fonction Safe Search dans le navigateur pour protéger les moteurs de recherche. Les moteurs de recherche sans fonctions Safe Search ne peuvent alors pas être utilisés. Cette fonction de protection est proposée par les applications Android suivantes : ARS Nova Systems, Content Watch, F-Secure, Infoweise, Kiddoware, Mobicip, Qustodio et Symantec. Toutes les applications iOS testées incluent également cette fonction.

Les testeurs ont aussi vérifié si les applications pouvaient être déjouées ou si elles possédaient une protection contre la désactivation. Cette dernière est présente dans tous les outils Android sauf les produits de Pribno et Trend Micro. Toutes les applications iOS savent se protéger.

Les autres fonctions de sécurité ont seulement été examinées pour les applications de contrôle parental soumises au test de certification. Par exemple, est-il possible d’accéder aux sites Internet bloqués à l’aide d’un serveur proxy ? Les applications Android de Content Watch et Symantec ne se laissent pas tromper. Parmi les applications iOS, seule celle de Symantec identifie cette stratégie de contournement.

La prochaine astuce consiste à consulter des pages interdites via le cache de Google ou la version d’une page traduite par Google (Traduction). Seule la version Android de Symantec autorise l’accès aux versions en cache. Toutes les autres applications identifient et empêchent cette supercherie. Seules les applications iOS de Symantec et d’Apple déjouent cette ruse avec Google Traduction – les autres applications peuvent ici être contournées.

Un verrouillage des programmes est inclus dans les applications Android de Content Watch et Symantec ainsi que dans les applications iOS de Kaspersky Lab et Apple. Pour de nombreux parents, la localisation de l’appareil représente une fonction essentielle. Elle est proposée par toutes les applications du test de certification.

Des rapports servant d’observateurs indépendants

Les rapports d’activités permettent aux parents de suivre ce que font leurs enfants sur l’appareil mobile. En fonction de l’application, ils incluent aussi une liste des infractions aux règles configurées ou du moins des tentatives d’entorse. Les applications de Bitdefender, Content Watch, ESET, Mobicip, Qustodio, Salfeld, Symantec et Trend Micro proposent un aperçu de toutes les infractions. Ces rapports font aussi partie des applications iOS de Kaspersky Lab et de Symantec. Les fonctions internes d’iOS ne consignent rien.

Parmi les applications du test de certification, les experts ont aussi examiné si elles comprenaient des listes des pages consultées et bloquées ainsi qu’un historique des recherches. Ces fonctions sont incluses dans les applications Android de Content Watch et Symantec. Les applications iOS de Kaspersky Lab et Symantec offrent également ces fonctions. L’application interne d’Apple n’enregistre rien de tout cela.

Seule l’application de Content Watch inclut un historique des programmes bloqués. La durée d’utilisation des applications est uniquement notée par l’application Android de Symantec.

Les enfants ne devraient pas surfer sans protection

Le test démontre que le marché propose de bons programmes de contrôle parental. Même les parents sans connaissances techniques peuvent utiliser une application pour protéger et surveiller leur enfant sur Internet.

De nombreuses applications arrivent bien à filtrer les sites Internet inappropriés sans pour autant bloquer les pages normales. Ainsi, l’enfant n’est pas frustré et accepte mieux le logiciel.

Il ne faut pas oublier qu’Android, à l’inverse d’iOS, ne présente même pas de protection basique pour les enfants. Certes, la protection d’iOS n’est pas particulièrement renforcée, mais elle a le mérite d’exister. Une application de contrôle parental est donc indispensable pour tout appareil Android auquel les enfants ont accès.

Le fait est qu’il existe de  bonnes applications de contrôle parental pour les appareils Android et iOS. Cette protection est certes payante, mais chacun devrait dépenser cette petite somme d’argent pour le bien-être de son enfant.

Au fait : certaines applications présentent aussi une version pour les ordinateurs Windows ou Mac. Ces produits ont également été testés il y a peu par le laboratoire d’AV-TEST. Cet article décrit non seulement les résultats du test, mais aussi les principes suivant lesquels les logiciels de contrôle parental sont examinés : « Test : les logiciels de contrôle parental tiennent-ils leurs promesses ? »

Voici comment les enfants utilisent leur smartphone dans le monde entier

Des enfants du monde entier ont un accès
total à Internet,
et ce, souvent grâce à leur propre
appareil mobile.

Certains parents estiment qu’il est absurde de donner un smartphone à un enfant de 7 ans, d’autres que cela va de soi. Découvrez comment les enfants utilisent leur smartphone en Europe, en Amérique et au Japon.

Depuis longtemps, de nombreux pays collectent des données sur l’utilisation des smartphones dans toutes les tranches d’âge. Certaines études s’intéressant particulièrement aux utilisateurs entre 6 et 13 ans ont vu le jour ces dernières années. Dès 2015, GSMA et NTT Docomo ont publié l’étude « Children’s use of mobile phone » (L’utilisation des téléphones portables par les enfants). Elle a révélé que pour chaque groupe d’environ 500 enfants âgés de 6 à 13 ans habitant respectivement la Belgique, le Danemark, l’Irlande, l’Italie, le Portugal, la Roumanie et le Royaume-Uni, en moyenne 72 % d’entre eux possédaient un smartphone. Au Danemark, ce chiffre atteint même 93 %. Étant donné que les données datent déjà un peu, ces taux devraient maintenant être encore plus élevés. L’aspect le plus intéressant de l’étude porte sur l’âge auquel un enfant reçoit son premier smartphone. En Roumanie et au Danemark, 10 % des enfants sondés possédaient un smartphone dès leur 6 ans. Exception faite de l’Italie et de la Belgique, 10 % des enfants de 7 ans des autres pays avaient reçu leur premier portable ; ce taux atteint même 20 % en Roumanie. 10 à 25 % des enfants de tous ces pays (8 % en Belgique) ont obtenu un smartphone à 8 ans. À l’âge de 9 ans, ce taux varie entre 12 et 30 %.

Pour l’Allemagne, il existe une étude de Bitkom Research de 2014/15 sur l’utilisation des smartphones « Kinder und Jugend 3.0 » (Enfants et jeunes 3.0) qui est disponible sous forme de PDF. Cependant, elle n’a demandé qu’à partir de quel âge les enfants ont accès à un appareil mobile avec Internet. Ces taux sont toutefois également très élevés : 20 % des enfants de 6 et 7 ans, 25 % des enfants de 8 et 9 ans, 57 % des enfants de 10 et 11 ans.

Le Japon est également cité dans la première étude de GSMA et NTT Domoco. Respectivement 8 à 10 % des enfants âgés de 6 à 10 ans ont ainsi reçu leur premier smartphone.

Une étude relativement actuelle est disponible pour les États-Unis : Influence Central’s 2016 Digital Trends Study (Étude sur les tendances numériques 2016 d’Influence Central). Cette dernière s’intéressait toutefois plus à l’utilisation du smartphone des enfants de 7 à 13 ans. L’étude confirme qu’un enfant reçoit en moyenne son premier smartphone à l’âge de 10,3 ans. Seuls 27 % des parents déclarent limiter techniquement l’appareil grâce à un logiciel de contrôle parental. Cependant, tous les enfants ont librement accès à Internet. Près de 25 % d’entre eux peuvent même surfer sans surveillance dans leur chambre durant la nuit.

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